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ANA POPOVIC / STILL MAKING HISTORY


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MARK ALBERTS / ME AND THE B


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Avec "Still Making History" Popovic crée la surprise, et ce pour plusieurs raisons.


Musicalement parlant, "Still Making History" n'est pas la bombe 100% Blues/Rock que l'on attendait. Et disons le tout de suite, c’est peut-être bien la seule critique que l’on puisse faire à cet album : les fans de Blues/Rock pur et dur n’y trouveront peut-être pas leur compte. Cet album est en effet un singulier métissage de plusieurs styles allant du Blues au Jazz, en passant par le R&B, le Reggae et la World Music.


Une constatation s’impose d’emblée : le chant d'Ana est cette fois mis en avant, au détriment de ses qualités guitaristiques, toujours aussi affûtée cela dit.

L’utilisation des cuivres ainsi que de différents claviers (Hammond B3, Wurlitzer) et piano y est nettement plus marquée que sur ses précédents albums, donnant à l’album une touche chaleureuse et colorée.

Malgré les nombreux styles musicaux abordés, l'ensemble est très homogène, et sonne plus "américain" que ses précédents albums. Il faut dire qu’on y trouve une brochette de musiciens talentueux (Jon Cleary, Mike Finnigan, Tony Braunagel, Lenny Castro, Joe Sublett, Darelle Leonard, Steve Potts, Scott Thompson) ainsi qu’une légende au mastering de l’album : Doug Sax ! Toutes ces personnes ont travaillé avec les plus grands noms du Rock, de la West Coast Music, du Blues et du Jazz.


Quelles sont les raisons de ce changement chez Ana Popovic ?

La traversée de l'Atlantique et la signature d'un nouveau contrat avec le label américain Delta Groove est certainement une explication. La production de John Porter (Los Lonely Boys, Bonnie Raitt, Keb' Mo', Buddy Guy) et David Z. (Buddy Guy, Etta James) en est une autre.


Mais la raison principale, qui s’impose très vite à l’écoute de l’album est qu'Ana Popovic est arrivée à une étape importante de sa vie et de sa carrière et a pour une fois préféré s'exprimer avec ses textes plutôt qu'avec sa guitare.

A ce titre, "Still Making History" se veut un repère dans sa vie tout autant qu'une réflexion et qu'un témoignage sur les difficultés et les injustices de ce monde, que ce soit de sa propre expérience personnelle en Serbie après l'implosion de la Yougoslavie (Hold On, Shadow After Dark), ou a titre de témoin des difficultés d'une grande partie de l'humanité (les africains par exemple avec Between Our Worlds).

Ses textes se veulent réalistes, tout en n'étant jamais dénués d'espoir, ni de l'espérance que tout individu, à travers son histoire personnelle et en essayant de dialoguer et de comprendre les autres, apporte sa contribution à l'histoire avec un grand H.


Cet album parle également largement d'amour : ses espoirs, ses idéaux, ses désillusions. Et surtout du "grand amour" qu'Ana a vraisemblablement trouvé et qui le chante avec "U complete me", une chanson d'amour écrite pour « lui » (ah l'heureux homme, comme je l'envie !), et My Favorite Night.


Au final "Still Making History" est un album caméléon. Disposant, musicalement parlant, de moyens conséquents il est paradoxalement l'album le plus intimiste et le plus personnel d'Ana Popovic. C'est un album qui reflète la métamorphose d'Ana Popovic en tant que femme et en tant qu'artiste.

Et pendant qu'on écoute "Still Making History" comme si Ana se confiait personnellement à nous, et ceci sans jamais perdre l’énergie qu’on lui connaît, on se plaît déjà à rêver au prochain album pour deviner quelles surprises Ana va encore nous apporter.


Un album très « femme » et actuel, à déguster dans une ambiance cosy et intimiste chez soi, aussi bien qu'en live aux Blues Nights de Gossau le 7 juillet !



Mark Alberts fait partie de cette génération d’artistes qui ont été biberonnés aux Beatles, élevés au Rock et à la West Coast US, nourris au Blues. Multi-instrumentiste, il joue du piano, de la guitare, et a appris la batterie en autodidacte.  Songwriter, il a composé seul ses chansons. Après avoir été longtemps ingénieur du son il est passé « de l’autre côté » et a décider de passer lui aussi à la chanson.


Son album « Me and the B » est le fruit de cet éclectisme musical et de son expérience professionnelle.

Le « B » de « Me and the B » est une référence aux Beatles. Mélodiquement, plusieurs chansons ont la même texture que les compositions des Fab Four (Let it be you, Killing on the TV) et Why don’t we do it in the road est une reprise des Beatles.

Globalement, les titres de l’album sonnent à la façon du bon Folk/Rock US et West Coast façon Bob Dylan et Tom Petty. Ses années de travail avec Jeff Lynne (ELO, The Beatles, George Harrisson, Bob Dylan, Traveling Wilburys qui sortent d’ailleurs un album actuellement) n’y sont de loin pas étrangères.

Enfin, quelques titres résonnent comme du très bon pop/rock actuel (What’s on today Dorian Gray, A lot to give, Feel the pain).

Quant aux textes, ils sont simples mais sobres et précis.


Cet album, fort d’influences assumés, s’écoute avec une facilité égale à la fluidité des nombreuses et superbes ballades qui le composent. Excepté deux titres sur lequel il est accompagné par ses musiciens, Mark Alberts a enregistré cet album seul avec de vieux préamplis, compresseurs et guitares vintage, donnant à l’album des sonorités très épurées qui mettent d’autant plus en avant la richesse mélodique de ses chansons. Un superbe premier album !


Album Title:

Me and the B


Release Date :

June 15th 2007


Label:

me & B Records /

Willy Lugeon Distribution


Internet website:

www.mark-alberts.com

Track List: 


1. Does anybody know

2. What's on today, Dorian

    Gray

3. Let it be you

4. Satisfied

5. A lot to give (unplugged)

6. Killing on the TV

7. Feel the pain

8. I fly

9. Why don't we do it in

     the road

10. Voodoo girl

11. Never satisfied

Titre de l'album :

Still Making History


Date de Sortie :

June 19th 2007


Label :

Delta Groove / Electric Groove


Site Internet :

www.anapopovic.com

Track List: 


1. U Complete Me

2. Hold On

3. Between Our Words

4. Is This Everything There

    Is?

5. Hungry

6. Doubt Everyone But Me

7. You Don't Move Me

8. Still Making History

9. My Favorite Night

10. How'd You Learn To

      Shake It Like That?

11. Shadow After Dark

12. Calendars

13. Sexiest Man Alive

14. U Complete Me (Blues

      Version)





MUDCAT / GET YOUR HOUSE IN ORDER


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THE REVEREND / I HAVE A DREAM


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Avant de parler de « Get your house in order », le nouvel album de Mudcat, il convient de parler de l’homme qui se cache derrière ce pseudonyme : Danny Dudeck.

Né à St-Paul, Minessota, Danny Dudeck a grandi à Georgia. Après être passé par la National Shakespeare Conservatory, c’est sur le pavé de New-York qu’il change de route et suit un chemin qui le mènera jusqu’à la Nouvelle Orleans où il vit actuellement.

Mudcat est l’un des plus prestigieux représentants et ardents défenseurs du « Piedmont Blues », l’un des genres de Blues les plus originaux et les plus métissés qui soient. En parallèle, et malgré son air d’éternel troubadour décontracté, il est l’un des membres du comité de direction de « Music Maker Relief Foundation » en compagnie de Tim Duffy et Taj Mahal. Cette prestigieuse fondation a pour but d’aider les Bluesmen de La Nouvelle Orleans dans le besoin en leur fournissant le minimum vital (nourriture, vêtements, logement, essence) et en leur permettant d’enregistrer et de se produire à nouveau sur scène. Les compilations « Music Maker » qui regroupent ces artistes sont des CD indispensables pour tout amateur de Blues qui se respecte. Voilà pour l’homme.


Il était indispensable de le décrire un tant soit peu pour comprendre que Mudcat est un homme aux multiples facettes et qualités, sur lequel on pose difficilement une étiquette, et qu’il en va de même pour sa musique en général et pour son album « Get your house in order ».

On pourrait dire de cet album « Get your house in order » que c’est un mélange de Country Blues, de Funk, de Soul, de rythmes Latino, tout autant qu’un mélange de textes anglais, espagnols, et parfois même de quelques paroles en français. On pourrait remarquer que parmi ses nombreuses compositions, figurent aussi quelques reprises de musiciens de Georgie et de Louisiane : « Cold Rainy day » de Curley Weaver,  « Jiggaro » de Cootie Stark et « Wish I knew trouble » de Ross Pead et Bill Sheffield.

Mais ce ne serait pas rendre toute la substance de cet album, dont la force se situe dans l’énergie et la spontanéité : enregistré dans les conditions du live en 3 jours seulement en une seule prise et sans overdubs, cet album dégage tant de force et d’énergie qu’à son écoute on se sent transportés dans les rues de la Nouvelle Orléans en plein Mardi Gras.

Car « Get your house in order » c’est une énorme dose de bonne humeur et de fête grâce aux compositions festives de Danny Dudeck : « Get your house in order », « Whiskey Angel », et « Take peace in your heart » (qui nous donne l’air de rien une leçon de vie simple et efficace : « Take peace in your heart and the world will follow » / « Fais la paix dans ton cœur et le monde suivra »). C’est du Blues cuivré grâce à la présence des Atlanta Horns Randy Skinner et Eddie Boyd. C’est de la sensualité grâce aux sonorités latino et aux chants en espagnols. C’est carnaval grâce aux Mudkittens, qui mettent le feu au studio dans « Jiggaro » et « The Pistol Song » notamment. Et c’est aussi quelques titres chargés en émotion comme « Gone », « The Pistol Song » et “Agradezco a Dios”, ou d’humour  comme « Odious Plot (Sober Song) » : « There’s an Odious Plot to keep me sober, a nefarious scheme to keep me from turning

mean ».


Vous l’aurez compris, la musique de Mudcat ne se décrit pas, elle s’écoute et elle se vit ! On dit que la musique est le reflet de l’âme. Ceci est particulièrement vrai pour Danny Dudeck, dont la musique est à l’image de Mudcat : généreuse, métissée, originale, immédiatement empathique, et toujours festive. « Get your house in order » est un moment de vie et de fête à ne pas rater, et à partager absolument avec vos amis !


Mes bien chers Blues brothers, nous sommes réunis ici pour découvrir le nouveau sermon de notre père The Reverend, intitulé « I have a Dream ».


Fils spirituel du Reverend Gary Davis dont provient son pseudo, Lionel Raynal revient de loin. Celui qui tomba dans la marmite musicale d’un rock’n’roll hérétique entre Belleville et Pigalle fut touché par la grâce du Blues en 1969 à l’écoute de Cactus puis sanctifié par sa rencontre avec Buddy Guy.

Depuis, inlassablement, le Reverend promène son bâton de pèlerin dans les terres du Blues/Rock aux côtés de ses amis de longue date que sont Paul Personne, Little Bob, et croisant sur sa route des messies du Blues comme Screamin’ Jay Hawkins, Buddy Guy, Gwyn Ashton, Popa Chubby, Johnny Winter, Lucky Peterson.


Bien qu’entouré de ses fidèles apôtres Bernard NATIER (production), Mathieu BAMEUL (prise de son), Michael RAVASSAT (guitare/accoustic/slide et direction musicale), Anthony DELANOY (basse), Aurelie SIMENEL (batterie) et Cédric CHRISTOPHE (claviers), cet album « I have a Dream » n’est cette fois-ci pas estampillé « Reverend Blues Gang », mais est un album 100% solo.


Grand bien lui en a pris car cette traversée du désert du Sinaï, face à lui-même, révèle immédiatement et plus que jamais la personnalité flamboyante et entière du Reverend. Un ange noir qui, au travers de ses chansons, lutte contre la haine, l’intolérance, et rugit pour dénoncer la précarité et la misère dans les villes : « Ces fléaux ont remplacé les chaînes des esclaves du Mississippi et d'ailleurs. Le manque d'avenir et des projets avec de vrais moyens pour les réaliser, sont devenus les champs de coton de millions de gens à travers le monde ».


Tout dans « I have a Dream » est parfait : des arrangements musicaux, forgés dans un Electric Blues brûlant ajouré de sonorités Southern Rock, aux textes toujours inspirés qu’ils soient  militants (« I Have a Dream », « Don’t be Messin »), autobiographiques (« Sweet Dad »), furieusement libertaires (« Running man »), ou profondément touchants (« Paris a le Blues », « Song for G », « Bad Time Blues »).


Ajoutez à cette réalisation parfaite des invités de marque : Little Bob à la guitare sur « Libero », Beverly Jo Scott au chant et en duo dans « Paris a le Blues », Paul Personne à la lead & slide guitar sur « Libero » et « Paris a le Blues », et Mickey Blow Harm dans « Bad Time Blues » et « Boogie to Paradise », et vous obtiendrez là une ostie parfaite pour la prochaine messe dominicale. Le corps et l’âme du prêcheur : Amen.



Titre de l'album :

Get Your House In Order


Date de sortie :

Avril 2007


Label :

30 Miles Up / Witch Music Production


Site Internet :

www.mudcatblues.com/

Track List: 


1. Get Your House In Order

2. Whiskey Angel

3. Pressure

4. Don't Let Nobody Drag 

    Your Spirit Down

5. Angels Sing

6. Agradezco a Dios

7. Gone

8. Cold Rainy Day

9. Odious Plot

10. When All the Lights Go

      Out

11. Take Peace in Your

      Heart

12. Jiggarro

13. The Pistol Song

14. Trouble

15. Woman in Love

16. Agradezco Acustica

Titre de l'album :

I have a Dream


Date de sortie :

22 mai 2007


Label :

Why Note Records /

Willy Lugeon Distribution


Site Internet :

www.thereverend.eu

Track List: 


1. Story of my life

2. Have a dream

3. Bad Time Blues

4. Boogie to paradise

5. Sad days

6. Libero

7. Runnin Man

8. Paris a le Blues

9. Don't be messin

10. Sweet Dad

11. Still alive and Blue

12. Song for G



DOUBLE STONE WASHED / DOUBLE STONE WASHED


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LITTLE JC / BLUES STRAIGHT FROM THE HEART


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Puissant et Authentique ! C’est ce qui vient à l’esprit en écoutant le nouvel album éponyme de Double Stone Washed !


Les 4 musiciens de ce groupe de Blues-Rock originaire du Sud-Ouest de la France sont tout simplement impressionants de justesse, de précision et d’énergie.


Frédéric et Franck Villafagne (basse et guitare) nous offrent des rifs de guitare ravageurs, toujours savamment entrelacé avec un jeu de basse précis et puissant. Ces deux hommes se connaîssent parfaitement et ça s'entend. Lilian Descorps est tout simplement éblouissant de talent au chant et à l’harmonica !! Quant à Julien Bigey, il lie l'ensemble par son jeu de batterie puissant mais jamais envahissant.


Mais en écoutant cet album, l'on se rend vite compte qu'il a quelque-chose de plus. A l'évidence, cet album a fait l'objet d'une attention minutieuse lors de la prise de son. On sent clairement une recherche de perfection sonore, une envie d'aller travailler les moindres détails comme par exemple l'ajout de bruitages (les chiens hurlants dans "Let the Dogs Out" ou la sonnerie du téléphone dans "Call the Doctor").

Ce travail d'orfèvre met à l'honneur de manière brillante le son Blues-Rock aux accents délicieusement "roots" ainsi que la magnifique voix grave et erraillée de Lilian Descorps  à tel  point que l'on se croit rapidement transportés dans un club quelque-part au fin fond des Etats-Unis.


Quand on vous le disait : puissant et authentique, c'est le nouvel album de Double Stone Washed !!


Il aura fallu attendre 11 ans ! 11 longues années depuis son dernier album « Before they drive me crazy », durant les quelles Little JC aura vécu de nombreuses expériences personnelles et musicales tant positives (il s’est marié et a eu un enfant) comme négatives (qui lui ont valu de se retrouver sans son groupe en l’an 2000). Depuis lors Little JC se faisait plus rare, et jouant comme à ses débuts en « one man band ». On l’a tout de même vu accompagnant celui qui lui donna sa chance en 1989 : Louisiana Red, ou à la Geneva Blues Night début 2006.


C’est dire si son nouvel album « Blues straight from the heart » nous arrive réellement tout droit de son cœur, chargé d’émotions. Des émotions palpables, reflets de son vécu, superbement mises en musique dans le style qui est le sien : du Blues d’inspiration années 50/60, teinté d’un peu de swing, de boogie et de jazz.

Avec ce troisième album, nous avons l’immense bonheur de constater que Little JC nous propose une majorité de titres qu’il a lui-même composés (10 des 15 titres de l’album sont de lui). Un style musical unique qui, bien qu’inspiré des grands noms du Blues qu’il a cotoyés ou qu’il admire, sait toujours rester original, coloré et personnel.

« D Boogie » est sophistiqué et entrainant. « Ain’t nothing new » et « Don’t you see » nous plonge instantanément dans l’ambiance des clubs branchés de Chicago. « Stay in the middle » a le don de positiver les esprits les plus chagrins. Quant à « Hot Peppers » et « Dream I had last night », ils ont tout de ce qui fait de grands classiques du Blues.

Parmi les 5 reprises (des titres Little Walter, Chester Burnett et Bobby Bland) « Last Night »  de Little Walter sort du lot par son interprétation empreinte d’une grande sensibilité rendant parfaitement l’émotion et la tristesse de ce titre.


Ecouter « Blues straight from the heart » donne un peu l’impression de regarder « Accords et désaccords » de Woody Allen : un grand metteur en scène (Woody Allen/Little JC) capable de créer une ambiance unique avec un scénario original, d’excellents acteurs (Sean Penn, Uma Thurman/Norbert Schneider-contrebasse, Dani Gugolz-guitare & chœurs, Phil coudougnan-guitare & chœurs, Sal Lombardo-batterie). Au final, dans les deux cas, le talent de tout ce petit monde donne un grand vainqueur : la musique ! Longtemps après l’écoute de cet album, les notes de musique swinguent encore dans nos têtes, nous procurant une réelle sensation de bonheur et de légèreté.


Le bonheur de jouer à nouveau en groupe est palpable. Les compositions de Little JC font la part belle à ses musiciens donnant aux chansons une véritable homogénéité car permettant à ces derniers d’exprimer eux aussi leur talent. Sans parler du talent de Little JC qui est réellement éblouissant d’énergie et de précision à l’harmonica.

Le tout est enveloppé d’une ambiance chaleureuse et intimiste (celle de La Spirale de Fribourg, où l’album a été enregistré en décembre 2006) qui donne a cet album une texture et une profondeur uniques, de celles qui font les grands albums. Et celui-ci est un grand album, assurément ! Un disque indispensable dans votre discothèque Blues !


Titre de l'album :

Double Stone Washed


Date de sortie :

1er mars 2007


Label:

S Prod / Double Stone Washed


Site Internet:

www.doublestonewashed.com

Track List: 


1. Slammering Days

2. Naked Life

3. Ever and Again

4. Look Around

5. Shaggy Dog Story

6. Come On

7. Poor Little Thing

8. Many People

9. Let the Dogs Out

10. Stowaway

11. Call the Doctor

12. Checkpoint Boogie

13. Spoonful Revisited

Titre de l'album :

Blues straight from the Heart (Live at La Spirale)


Date de sortie :

12 avril 2007


Label :

Blue Lights Records


Site Internet :

www.littlejcbovard.com

Track List: 


1. Temperature

2. Who'll be the next

3. D Boogie

4. Make a move

5. Dream I had last night

6. How it looks like

7. Last night

8. Ain't nothing new

9. Stay in the middle

10. Don't you see

11. Hot peppers

12. Evil girl

13. Further on up the road

14. Mister B

15. You're gonna miss me



BOTTLENECK JOHN / BLUES SINGER


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PAUL CAMILLERI / CAMILLERI 4


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Mais qui est Bottleneck John ? Pour y répondre, imaginez un bébé nommé Johan Eliasson né dans le Delta… de Lit (un peu plus au nord que le Delta du Mississippi, quelque part en… Suède !).

Imaginez un jeune garçon qui a grandi dans avec les musiques et les chants folkloriques que lui apprenaient sa grand-maman et sa maman, et que son grand-père enregistrait sur un enregistreur à cassettes.

Imaginez un passionné de guitares resonator doublé d’un collectionneur : National Duolian 1933, Armistar Singlecone pour ne citer qu’elles, sa plus vieille guitare jouable datant des années 1840/50 !

Imaginez un jeune homme qui très tôt intègre l’héritage musical afro-américain dans ses passions musicales et qui, boulimique de musique, cumule les expériences musicales : The Mudcats, Good Stuff, Fat Time Blues, The Hot Tamales, The Piano Duo, JE’s Heart & Soul, avant de privilégier une carrière solo sous le nom de Bottleneck John !

Imaginez que non content de reprendre de manière passionnée et avec un extraordinaire talent d’interprétation et d’orchestration des grands standards du Blues et du Spiritual des années 20 et 30, du Gospel et de la Soul, il en compose également !

Imaginez un artiste qui exprime son extraordinaire talent avec la voix de Son House, le talent d’écriture cumulé de Robert Johnson et Blind Willie Johnson, le cœur et l’émotion d’Eric Bibb ! Extraordinaire !


Mais décrire toutes ces qualités de Johan Eliasson alias Bottleneck John cela serait vain sans parler de ses deux talents essentiels : l’émotion et la passion de la Scène.

S’agissant de  l’émotion, il suffit d’écouter l’un de ses 6 disques qu’il a enregistrés à ce jour ou les 5 extraits de l’album  « Blues Singer » publiés avec cette critique pour vous en rendre compte : vous serez rapidement submergés par un flot de doux et délicieux sentiments. Des titres comme « Stones in my passway », « I woke up this morning », « Gipsy woman » sont des merveilles de finesse et d’émotion. Quant à « Spirit in the Blues », cette chanson me fait littéralement fondre en larmes chaque fois que je l’écoute et est ma préférée de l’album.

Allez également sur son site, sur lequel se trouvent de nombreux extraits audio et vidéo de concerts, et allez écouter sa reprise de « When the green grass grows » d’Eric Bibb : cette interprétation ferait fondre le plus endurci des cœurs.

S’agissant enfin de sa passion pour la scène Bottleneck John, en véritable passionné, ne se sent vraiment chez lui que lorsqu’il est sur scène et qu’il peut partager sa passion avec son public. Véritable routard, Bottleneck John arpente les Clubs et les Festivals des Etats-Unis et de l’Europe entière. Seule ombre à son tableau de chasse ? La Suisse… ! Mais nul doute qu’après s’être un peu fait connaître dans notre pays, certains organisateurs helvétiques n’hésiteront pas à l’inviter très bientôt. Il serait en effet bien étonnant que le public suisse reste longtemps privé du plaisir d’applaudir sur scène un artiste si complet, si talentueux et si généreux !


Enfin ! l’attente a été longue, mais le voici : « Camilleri 4 » le nouvel et 4ème album de Paul Camilleri. Et cela valait la peine d’attendre ! Voilà pourquoi :


Cet album a été produit par Francis Rossi, le co-fondateur, chanteur et guitariste de Status Quo. Il y contribue d’ailleurs personnellement par l’apport de deux chansons qu’il a composées avec Bob Young (roadie et harmoniciste de Status Quo) : « Crazy for you » et « Strike like lightning ».


Musicalement, les nouvelles compositions de Paul Camilleri et la patte Francis Rossi donnent une couleur très British Blues teinté d’un peu de Rock FM d’une très grande homogénéité.

Le jeu de guitare de Paul Camilleri, NOTRE blues-rocker helvétique, est brillant, et savamment épaulé par celui de Francis Rossi qui attrape le manche sur la plupart des chansons de l’album.

Quand au chant de Paul Camilleri, on le sent ici très assuré, et sa voix est tout simplement au top ; Un frisson nous parcours même le dos à l’écoute de « We found love » en nous rappelant le Bryan Adams mûr et inspiré des années 90 !


Le CD comporte 14 titres, franchement tous excellents, qui se termine en beauté avec la sublimissime ballade Blues « Jealous Guy ». Il est conditionné dans un luxueux emballage cartonné à l’intérieur duquel figurent les portraits de Paul Camilleri, Felix Mueller (basse) et Tom Beck (batterie). Un livret contient les paroles de toutes les chansons.


« Camilleri 4 » est l’album le plus abouti de Paul Camilleri et représente, tout simplement, ce qui se fait de mieux actuellement en matière de Blues-Rock en Suisse. Ce n’est pas prétentieux de le dire : Paul Camilleri fait partie actuellement partie des meilleurs représentants du Blues-Rock au niveau mondial ! Respects, Paul !


Il nous tarde maintenant de savourer ces nouvelles chansons en concert. Rendez vous sur le nouveau site de Paul Camilleri (entièrement et superbement relooké à l’occasion de la sortie de cet album) ou dans l’agenda pour connaître toutes les dates de ses concerts.



Titre de l'album :

Blues Singer


Date de sortie :

2005


Label:

Hot Records


Site Internet:

www.johaneliasson.com

Track List: 


1. Come on my kitchen

2. I woke up this morning (duo)

3. How long, how long blues

4. Stones in my passway

5. I woke up this morning

6. Gypsy woman

7. D-jam

8. Too bad you had to leave

9. Didn't my Lord deliver Daniel

10. We can never tell

11. G-jam

12. Come back baby

13. Don't let nobody drag your spirit down

14. Spirit in the blues

15. Blind Willie's tune

16. You can't get that stuff no more

Titre de l'album :

Camilleri 4


Date de sortie :

23 février 2007


Label:

Disques Office


Site Internet:

www.paulcamilleri.ch

Track List: 


1. You don't know

2. Angel face

3. Crazy for you

4. We found love

5. Count on you

6. You're fine

7. You gotta do

8. Strike like lightning

9. Can't get any better

10. River of love

11. Love me baby

12. Gets better

13. Jealous man

14. Jealous man (radio edit)



DBT / URBAIN BLUES


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NINA VAN HORN / FROM HUNTSVILLE TO JORDAN


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Il y a un mystère DBT. L'élucider ne sera pas facile, mais essayons toujours.


Depuis 22 ans que le groupe existe à l'initiative de Daniel Blanc, guitariste et chanteur du groupe, l'on ne sait toujours pas ce que signifie DBT. Le site officiel propose bien un sondage à choix multiple, mais ça sent le piège.

La solution est-elle dans leur nouvel album "Urbain Blues"?


Après une enquête approfondie, il semble qu'il s'agisse là du 5ème album du groupe. Le trio, devenu quartet avec le temps, nous donne ici l'occasion de découvrir les talents de son nouveau batteur Denis Briois.

Musicalement parlant DBT continue de nous proposer avec Urbain Blues un solide mélange de Chicago Blues et de Blues Rock, exception faite de Lolie, une balade pop/folk. Une fois de plus tous les titres de l'album sont des compositions originales, très agréables à l'écoute. Des titres comme La retraite, Le Divorce, Terre Natale, Traquenard, TGV, Le Blues du Cuisinier accrochent instantanément à l'oreille. D'autres comme Katrina (qui traite de l'ouragan du même nom) ou L'essentiel (chanson hommage aux amis fidèles du groupe) séduisent par leurs textes originaux.


Il faut le dire : que DBT chante en français nous ravit. Que de surcroît les origines du sud (de la France, pas du Mississipi) donnent une couleur chaleureuse et positive même aux sujets les plus douloureux de leurs chansons nous enchante.


Pour conclure on peut sans aucun doute dire d'Urbain Blues qu'il s'agit d'un excellent album dans la plus pure tradition du French Blues auquel nous ont habitué des artistes comme Paul Personne et Bill Deraime.


Mon enquête progresse, mais je ne sais toujours pas ce que signifie DBT. J'ai appris qu'en matière d'électricité un testeur DBT sert à mesurer la propagation du signal électrique dans le temps, ce qui rapporté au groupe est certainement excellent puisque DBT propage son Blues électrique depuis plus de 20 ans mais…. Mais oui… c'est bien sûr. J'ai trouvé ce que signifie DBT. Et vous ?


Quelle magnifique invitation au rêve et au voyage que ce « From Huntsville to Jordan », le nouvel album de Nina Van Horn.


Dès les premières mesures de «  Feelings for sale », la chanson qui ouvre l’album, on est conquis par la précision du jeu de l’orgue Hammond, dont on devine dès les premiers frémissements de ses mains sur le clavier qu’il ne peut s’agir de personne d’autre que Monsieur Lucky Peterson.


Puis très vite on se laisse séduire par la magnifique voix éraillée, et par le chant parfaitement maitrisé de Nina Van Horn. C’est certain, Nina est ici au sommet de son art !


Enfin, on est impressionné par le talent incontestable des musiciens américains et français qui ont participé à l’enregistrement de l’album et suivent Nina sur Scène : Neal Black (compositeur de la majorité des chansons et producteur de l’album) et Fred Chapelier à la guitare, Kim Yarbrough (Screamin' Jay Hawkins, Bernard Allison, Eric Bibb) à la basse, entre autres.


Musicalement impeccable cet album est une réelle invitation à un voyage initiatique à travers les Etats-Unis par le biais de 11 compositions (dont une chansons de Tony Joe White) aussi réussies que variées : du pénitentier de Huntsville au Texas (l’émouvante « Huntsville 6.15 pm »), jusqu’aux clubs de Chicago (« Get away Jordan »), et intégrant de savants métissages de rock et de funk (la très sexy « Always french in bed »).


Enfin, la critique de cet album ne pourrait pas se terminer sans mettre en évidence la qualité des compositions de cet album qui, sous des airs de grands classiques du Blues, révèlent une écriture de grand talent, moderne et inventive.


Fermez simplement les yeux et «  From Huntsville to Jordan », merveille de talent et d’émotion de Nina Van Horn, vous fera rêver et voyager. Pourquoi s’en priver ?


Titre de l'album :

Urbain Blues


Date de sortie :

Janvier 2007


Label:

NSR

(distribution Willy Lugeon)


Site Internet:

http://dbt13.zikforum.com/

Track List: 


1. La retraite

2. Le divorce

3. Terre natale

4. Traquenard

5. TGV

6. Lolie

7. Couleur boum coeur

8. Katrina

9. J'aime le sexe

10. L'essentiel

11. Le blues du cuisinier

Titre de l'album :

From Huntsville to Jordan


Date de sortie :

Janvier 2007


Label:

Cristal Records

(distribution Disques Office)


Site Internet:

www.ninavanhorn.com/

Track List : 


1. Feelings for sale

2. You changed

3. Huntsville 6.15 pm

4. Bayou love child

5. Out of the rain

6. Say it to my face

7. Good bye New Orleans

8. So what ?

9. Get away Jordan

10. Always french in bed

11. Some girls



ALASKA KALAN / ZEN.. AND THE ART OF BLUES


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ROB TOGNONI / CAPITAL WAH


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Tous les ans, quand les nuits s’obscurcissent et se refroidissent, et que la neige hivernale commence à tourbillonner autour du Pôle Nord, des milliers d’enfants de par le monde s’emmitouflent et s’embarquent dans un aventureux périple pour rendre visite au Père Noël et à ses elfes chez eux près de Rovaniemi en Laponie.

Cela génère tellement de trafic aérien que les aiguilleurs du ciel finlandais doivent organiser ce qu’ils appellent les « Santa Flights ».

Tous les ans à la même période, après avoir passé une longue journée à écouter et lire les souhaits des enfants et préparé leurs présents pour « la » nuit, le Père Noël se rend à Hyvinkää pour se détendre en écoutant les chansons de son ami Alaska Kalan.


Il est aisément compréhensible de savoir pourquoi le Père Noël aime la musique d’Alaska Kalan. C’est parce que quand vous écoutez sa musique, vous sentez si profondément les racines du Blues, que vous pourriez presque les toucher. Et si la musique d’Alaska Kalan est si intense, si ses paroles sont si fortes ce n’est pas par hasard, mais grâce à un long cheminement terrestre et intellectuel qu’il a réalisé pour comprendre les voies du Blues.


Pour cela, comme il ne trouvait pas de maître du Blues dans son village ni dans les environs il quitta le New-Jersey et son groupe les Soul Hustlers pour commencer un long voyage qui l’a porté à travers presque tous les continents pour finalement se terminer en Finlande où il vit maintenant.


Maintenant, Alaska Kalan a trouvé les voies du Blues : « le Blues est le moyen par lequel nous reconnaissons la souffrance ici et maintenant, et dissipons les contre-vérités énoncées par les autorités terrestres ». Cette définition est parfaitement reflétée dans son premier album solo « Zen.. and the art of Blues ». Quand vous écoutez Alaska Kalan, vous écoutez 13 chansons originales (musique et paroles) où il est facile de comprendre qu’il a mis toute son âme pour nous livrer de belles chansons personnelles et engagées interprétées  dans un style Delta Blues si excellent que vous pourriez presque croire que vous écoutez un vieux Bluesman américain. Et d’une certaine manière, vous avez raison : même si Alaska Kalan n’est pas vieux, il est vraiment un authentique Bluesman !


Pour notre plus grande joie le nouvel album de Rob Tognoni, Capital Wah, vient de sortir. Disponible en téléchargement ou en CD, l'album est composé de 15 titres. Parmi ceux-ci 8 sont de nouvelles chansons.


Le moins que l'on puisse dire est que le style de ces nouvelles chansons est définitivement plus rock et plus musclé que dans les précédents albums.


A l'écoute de ses nouvelles chansons, on s'aperçoit également d'un changement de ton dans les paroles, dont l'inspiration semble puisée dans les difficultés propres à notre civilisation moderne. La solitude et l'isolement avec "Isolate". Les difficultés de communication entre hommes et femmes avec "Dogs with Fleas". L'amour fou avec "my detonation". La mort avec le sublime "Shoot to Kill" dans lequel Rob décrit le combat d'un homme luttant contre la mort. A noter dans cette chanson un magnifique pont planant durant lequel l'écho d'une guitare semble se propager dans l'épais brouillard d'une nuit noire, sur un fond d'orgue mortuaire. Le mensonge et l'hypocrisie avec "Stupify me". La synthèse de tout ceci se retrouve résumée dans le titre qui ouvre l'album, "The rain", dans lequel Rob décrit une pluie annonciatrice de la tristesse de Dieu. Une image qui, si elle n'est pas nouvelle, est ici exploitée avec force et conviction.


Les 7 autres titres de l'album sont composés de quelques anciens titres jamais formellement publiés, quelques enregistrements lives récents et quelques reprises. On y trouve par exemple l'enregistrement original de "The good die young" (le titre qui a lancé la carrière de Rob en Europe), une reprise de "Like a Rolling Stone" tellement réussie qu'on oublierait vite que l'original est de Bob Dylan, et "God Bless America" : un titre composé par Rob en 1991 en guise de protestation contre la première guerre du Golfe.


En résumé Capital Wah est l'album d'un Rob Tognoni en très grande forme, très inspiré et toujours aussi énergique. Son jeu de guitare, aussi acéré qu'un couteau, est toujours aussi impressionnant. Cet album est à écouter sans modération, à la manière de notre mode de vie moderne !


Titre de l'album :

Zen... and the art of Blues


Année de sortie :

2006


Label:

Dusk 'Til Dawn Records


Site Internet:

www.nordicblues.fi

Track List: 


1. Good City

2. Down South

3. Penny

4. Survivor's Guilt

5. Lonesome Home

6. Ramblings From My Mind

7. Put Me Down

8. I Won't Go Back No More

9. Fat Maggie

10. Make Me Burn

11. 99 Days

12. Wake Up

13. Burnside

Titre de l'album :

Capital Wah


Année de sortie :

3 janvier 2007


Label:

Electric Renegade


Site Internet:

www.robtognoni.com

Track List: 


1. The Rain

2. Isolate

3. Like A Rolling Stone

4. Dogs With Fleas

5. Let Your Love Fly

6. My Detonation

7. Redhouse (Live)

8. Shoot To Kill

9. Reboot

10. I Got You - You Got Me

11. The Good Die Young (Originak)

12. Product Of A Southern Land (Live)

13. God Bless America

14. Ballad Of Julie Ann

15. Stupify Me



POPA CHUBBY / ELECTRIC CHUBBYLAND


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PAUL PERSONNE / IL ETAIT UNE FOIS LA ROUTE


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Popa Chubby a toujours cristallisé les opinions autour de lui : on l'adore ou on le déteste.


Ce nouveau triple album exclusivement consacré à Jimi Hendrix aura le même effet, et particulièrement si tout comme Popa Chubby vous êtes également fan du maître incontesté de la stratocaster.


Mettons tout de suite les chose au point : Popa Chubby n'est pas Jimi Hendrix. Et finalement heureusement. Même si cet album (deux disques live et un disque studio) est composé exclusivement de reprises, même si le style Hendrix est respecté c'est bien Popa Chubby qu'on écoute : guitare énergique, attaques franches, solos étirés au maximum, quand ce ne sont pas les chansons elles-même qui sont énormes (en moyenne 6 à 8 minutes, Hey Joe plus de 11 minutes). 2 heures 30 de bonheur au total !


Cet album, dont la partie live a été enregistré au Corner Stage de New-York en petite formation (guitare, basse, batterie) nous offre un feu d'artifice musical et nous permet de découvrir les chansons de Jimi Hendrix sous un autre jour. Et comme le suggère Popa Chubby : "Play it loud ! Or... PLAY IT LOUD !" Et après, s'il vous reste encore quelques forces, ressortez vous vieux CD de Jimi, ça ne fera pas de mal non plus.


C'est tout simplement l'EVENEMENT de cette fin d'année 2006 ! "Il était une fois la route" de Paul Personne, magnifique coffret comprenant 2 CD et 1 DVD, est l'aboutissement de la tournée "Never Ending Tour" démarrée en 2003 juste après la sortie des albums jumeaux "Demain il f'ra beau"/"Coup d'blues" (dont pour mémoires les inédits du coffret contiennent un duo avec Stefan Eicher).


Le moins que l'on puisse dire est que pour le prix d'un CD  (non, vous ne rêvez pas) on en a pour notre argent. Le double CD, enregistré début 2006 sur la fin de la tournée, égrenne tout au long des 2 heures 15 de musique des extraits de plusieurs albums tout au long de la  carrière de Paul Personne.

Le DVD quand à lui nous offre tout simplement le bonheur de voir (et d'entendre en Dolby Digital 5.1) ces mêmes morceaux 3 heures durant, et avec un bonus : le choix entre deux intros, l'une acoustique (5 morceaux), l'autre électrique (2 morceaux).


Musicalement, c'est un sans faute. Sur scène l'émotion si particulière des compositions blues-rock urbaines de Paul  sont rendues au centuple. Et le point d'orgue de ce déferlement d'émotion et d'énergie est une version gigantesque de Zic durant 23 minutes : il faut entendre Jeff Gautier à la batterie, Jérémy Lacoste à la guitare (qui joue comme son père - ah ben c'est pour ça qu'il lui ressemble...), Claude Langlois dans un solo façon "mission impossible" à la pedal steel guitar ou Fred Payonne à la basse. Un régal !


Ce coffret est un double cadeau : tout d'abord pour Paul  qui fête ainsi de très belle manière les 25 ans de carrière de Monsieur Personne, et pour nous qui arons trouvé là LE cadeau de Noël à nous offrir ou à offrir à nos meilleurs amis ! Alors ne ratez pas ce coffret et dites "merci petit Paul Noël !"

Titre de l'album :

Electric Chubbyland


Année de sortie :

11 novembre 2006


Label:

Dixiefrog

(Distribution Disques Office)


Site Internet:

www.popachubby.com

Track List: 


Disque : 1 (live)

1. Intro

2. Spanish Castle Magic

3. Foxy Lady

4. Catfish Blues

5. The Wind Cries Mary

6. Purple Haze


Disque : 2 (live)

1. Intro

2. Come On

3. Red House

4. Who Knows

5. Hey Joe

6. Little Wing


Disque : 3 (studio)

1. Manic Depression

2. Up From The Skies

3. I Don'T Live Today

4. Isabella

5. Burning Of The Midnight Lamp

6. Highway Chile

Titre de l'album :

Il était une fois la route


Année de sortie :

27 novembre 2006


Label:

XIII Bis Records

(Distribution Disques Office)


Site Internet:

www.paulpersonne.fr

Track List: 


Disque 1

1. Barjoland

2. Ca va rouler

3. T’arrête pas d’me manquer

4. Quelqu’un appelle

5. Comme un étranger

6.  Qu’est-ce qui a changé

7. J’me taille

8. Pas b’soin

9.  Aphonie cérébrale

10. Big blues

11. Renvoie la balle


Disque 2

1. Loco-Loco

2. Le bourdon

3. Zic

4. Peepin’ and Hiddin’

5. Visions

6. Vue hier soir

7. C’est la vie qui m’a fait comme ça


DVD

Le concert intégral



MICHELLE MALONE / SUGARFOOT


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HAZMAT MODINE / BAHAMUT


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Avec Sugarfoot, Michelle Malone nous offre ici son 9ème album studio et 13ème de sa carrière débutée en 1988.

Habituée de la scène, elle passe en moyenne 200 jours par an en tournée et a déjà joué avec ZZ Top, Joan Jett, The Indigo Girls et Johnny Winter.


Michelle a composé seule les 13 chansons du disque. Elle chante et joue elle-même les partitions de guitare acoustique/slide/électrique, d'harmonica et un de mandoline.


L'atout de cet album réside en un mélange parfaitement homogène de chansons Blues, Folk, Rock, ou mélangeant ces styles, ainsi que d'un équilibre réussi entre chansons fun et énergiques (Tighten up the Spring, Black Motorcycle Boots) parsemées de quelques superbes ballades (Where is the Love, Beyond the Mountain).


Cet album est vraiment une petite merveille. Et comme le dit Michelle Malone : "ce disc est une expérience mieux appréciée à haut volume".


Buona Sera. E, da New-York, Hazmat Modine ! C’est par cette annonce dans un club italien que commence Bahamut, voyage musical de Blues le plus original de l’année 2006 après le Doctor’s Oven des Hell’s Kitchen.


Hazmat Modine, sextet new-yorkais emmené par deux virtuoses de l’harmonica Wade Schuman et Randy Weinstein, nous emmène en voyage à travers les époques et les styles musicaux au fil des 15 compositions de cet album.


Le style musical d’Hazmat Modine est un assemblage complexe entre Blues des années 20/30, Mississipi & New Orleans Blues, sonorités gitanes, roumaines, reggae, chants Tuvans (peuple russe près de la Mongolie) et textes arabes, pour ne citer que les influences les plus importantes. Ajoutez à cela de subtiles adjonctions de crickets du Sri Lanka, quelques chiens de Bali, et d’étranges monologues… vous aurez au final un subtil tableau musical à écouter avec délice, encore et encore…


L’album est composé comme on peindrait un tableau, inspiré en cela par Wade Shuman qui est le chef du département peinture au New-York Academy of Art et se décrit lui-même comme un « peintre de notes ». Seule déception : qu’il ait fallu sept ans à Hazmat Modine pour enregistrer ce premier album. Espérons qu’ils n’attendront pas aussi longtemps pour le prochain…


Titre de l'album :

Sugarfoot


Année de sortie :

10 octobre 2006


Label:

SBS Records


Site Internet:

www.michellemalone.com

Track List: 


1. Tighten Up The Springs

2. Where Is The Love

    (Acoustic)

3. Beyond The Mountain

4. Miss Miss'ippi

5. Traveling And Unravelling

6. Winter Muscadine

7. Black Motorcycle Boots

8. Down

9. Friendly Fire

10. Soul Chicken

11. Rooster 44

12. Leather Bracelet

13. Where Is The Love

      (Radio Mix)         

Titre de l'album :

Bahamut


Année de sortie :

29 août 2006


Label:

Barbes


Site Internet:

www.hazmatmodine.com

1. Yesterday Morning

2. It Calls Me

3. Bahamut

4. Fred Of Ballaroy

5. Broke My Baby's Heart

6. Almost Gone

7. Steady Roll

8. Everybody Loves You

9. Lost Fox Train (For Joe)

10. Dry Spell

11. Ugly Rug

12. Who Walks In When I Walk Out?

13. Grade-A Grey Day

14. Man Trouble

15. Ticket



RUDY ROTTA / WINDS OF LOUISIANA


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RORY BLOCK / THE LADY AND MR JOHNSON


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Autant vous prévenir tout de suite : ce nouvel album de Rudy Rotta est à déguster !! N'espérez pas en tirer quoi que ce soit en l'écoutant en vitesse, ou bien directement rentré du travail et encore stressé, car dans ces conditions vous ne l'apprécierez pas.


Détendez-vous plutôt, tamisez l'éclairage et servez-vous un verre de B******. Vous êtes maintenant prêts à apprécier cet album enregistré à la Nouvelle Orléans et mixé à Nashville.


Alternant des moceaux bluesy (Lookin' Good chaloupé au Hammond et à la guitare... j'adore, Just Another Man assaisonné au Dobro, No One Can Change Me) des morceaux teintés de soul et de funk (Look Out Your Window, I'm in the groove) et d'autres d'inspiration country (Just another Man, One Night Stand), cet album sonne délicieusement fin des 70's/début des 80's, lui donnant au final une belle homogénéité. Une belle réussite.


Avec son premier album pour le label Rykodisc, Rory Block  nous livre un chef d'oeuvre.


Ce disque, entièrement consacré à Robert Johnson, comporte treize de ses chansons.


Le son est parfait. Rory maîtrise parfaitement sa guitare slide, et sa voix est comme un diamant dans le charbon.


Mais surtout elle respecte si fidèlement l'esprit de Robert Johnson que, aucun doute à ce sujet, si le roi du Delta Blues avait vécu de nos jours il aurait joué exactement comme "la Lady" le fait sur ce disque.


Cet album a reçu l'appui et l'encouragement de la famille  Johnson ainsi que de la Robert Johnson Blues Foundation. Encore une fois, un chef d'oeuvre.

Titre de l'album :

Winds of Louisiana


Année de sortie :

2006


Label:

ZYX Music


Site Internet:

www.rudyrotta.com

Track List: 


1. Lookin' Good

2. Look out Your Window

3. Just Another Man

4. You're Gone

5. Winds of War

6. I'm in the Groove

7. Leave Me Alone

8. Papa Grooves Funk

9. Hear What I'm Sayin'

10. One Night Stand

11. Many Years Ago

12. No One Can Change Me

Titre de l'album :

Lady And Mr Johnson


Année de sortie :

2006


Label:

Rykodisc


Site Internet:

Rory Block

Track List: 


1. Cross Road Blues

2. Preaching Blues (Up

    Jumped The Devil)

3. Milkcow's Blues

4. Walkin' Blues

5. 32-20 Blues

6. Ramblin' On My Mind

7. Terraplane Blues

8. Me And The Devil Blues

9. Last Fair Deal Gone Down

10. Come In My Kitchen

11. Hellhound On My Trail

12. If I Had Possession Over

      Judgement Day

13. Kind Hearted Woman

      Blues



PUTUMAYO / BLUES AROUND THE WORLD


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NAPOLEON WASHINGTON / HOMEGROWN


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Après avoir réussi l'exploit, en 2004, de mélanger le Blues et l'Electro (Blues Lounge), Putumayo nous propose cette seconde compilation qui revient au Blues pur mais nous fait cette fois voyager autour du monde.


Les bonnes surprises ne manquent pas : outre le plaisir de trouver certains grands noms (Bonnie Raitt, Eric Bibb, Rory Block, Taj Mahal), la grande force de cette compilation est de nous faire découvrir le Blues provenant de contrées d'où on ne s'imaginait pas qu'il existait : l'Argentine ( Botafogo), Taiwan (Long-ge), l'Espagne (Big Mama et Victor Uris), ou le Brésil avec les extraordinaires Blues Etilicos.


Une compilation très agréable, qui plaît autant aux amateurs qu'à ceux qui d'habitude ne connaissent pas le Blues.


Authentique est le mot. Mais put-on parler d'authenticité pour un artiste de Blues d'origine Suisse ? La réponse est oui, car le Blues est un état d'esprit, pas une étiquette.


Son premier album, enregistré sous un pont, sentaint les racines du blues, le bayou et le vaudou.

Ce second album est cette fois-ci enregistré en studio à New-York. Plus au sec et en milieu urbain, Napoleon n'en perd cependant pas sa capacité à nous envouter. Du premier au dernier titre la magie opère. La voix grave et erraillée, les arrangements léchés, le son propre et puissant, Tout est fait pour qu'au bout de 13 titres nous soyons totalement envoutés.


Allez, on se l'écoute en boucle en attendant les concerts du 13 et 14 octobre au Moultipass. (voir l'agenda)

Titre de l'album :

Blues Around the World


Année de sortie :

2006


Label:

Putumayo


Site Internet:

www.putumayo.com






Track List: 


1. The Unseen Guest /  

    Listen My son

2. Blues Etilicos / Canceriano

    Sem Lar

3. Big Mama and Victur Uris /

    No Way Out

4. Jarabe de Palo / La Flaca

5. Bonnie Raitt with Habib  

    Koité / Back Around

6. Amar Sundy / Ouallache

7. Otis Spann / I Got A

    Felling

8. Eric Bibb, Rory Blck &

    Maria Muldaur / Son't

    Ever  Let Nobody Drag

    Your Spirit Down

9. Long-ge / Playing

    Mahjong

10. Bogafogo / Slide Blues

11. Taj Mahal Metts The

    Culture Musical Club of

    Zanzibar - Catfish Blues


Titre de l'Album :

Homegrown


Année de sortie :

2006


Label:

Sepia Productions


Site Internet:

www.napoleonwashington.com


Track List: 


1. Ain't nobody

2. If you hadn't come my

    way

3. Single sided coin

4. Illinois blues

5. Stutter & blink

6. Crucify yourself

7. Who craves to kno

8. I crossed her way

9. Let it roll

10. A Friday night song

11. Nail in my shoes

12. Second best

13. Know you can